Le trait de côte, c’est quoi ?
Le trait de côte représente “la limite terre-mer, et désigne la ligne qui marque la limite jusqu’à laquelle peuvent parvenir les eaux marines, c’est-à-dire la ligne reliant tous les points les plus extrêmes que peuvent atteindre les plus hautes eaux par temps calme. Il représente symboliquement la limite entre la terre ferme et les espaces maritimes. En France, il s’agit de la limite du Domaine Public Maritime (DPM).” (source Géo Confluences).
Pour établir cette mesure, les services utilisent les marqueurs de position du trait de côte. ” Ces marqueurs sont définis à partir de critères géomorphologiques (formes des côtes) sur la base d’observations et de mesures de terrain, de l’analyse et de l’interprétation d’images aériennes ou spatiales (Aubié et al., 2011).”
Une mesure pour mieux anticiper les évolutions du littoral et faciliter l’adaptation des territoires concernés
La SNGITC s’appuie sur la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) qui projette un réchauffement moyen de la température de l’Hexagone de +4°C d’ici à 2100. Elle s’articule avec les autres plans et stratégies nationales (plan national d’adaptation au changement climatique, stratégie nationale pour la mer et le littoral, stratégie nationale biodiversité, stratégie nationale de gestion du risque inondation).
La problématique du recul du trait de côte, et plus globalement des effets du changement climatique sur la bande côtière, questionne notre capacité à mener des politiques d’aménagement intégrant à la fois les aléas naturels et les enjeux socio-économiques et environnementaux des territoires littoraux.
Le trait de côte se distingue du trait du zéro des cartes marines (niveau des plus basses mers possibles de coefficient 120). Il se distingue aussi du zéro des cartes topographiques de l’IGN (Nivellement général de la France – NGF) qui correspond, en France, au niveau moyen de la mer d’après les relevés du marégraphe de Marseille : le trait de côte lui est toujours supérieur.

La vitesse d’élévation des eaux de mers …
a plus que doublé par rapport au XXe siècle, passant d’environ 1,6–1,7 mm par an à plus de 3 mm/an (et jusqu’à 4 mm/an mesurés par satellite). Près de 25% des côtes françaises sont concernées aujourd’hui.
Un site pour visualiser les zones concernées.
En 2100, l’augmentation du niveau des mers pourrait atteindre à,80 cm à 1 mètre. Il faut bien rester prudent sur ces projections et chercher des outils de mesure les plus fiables possible.

